Un accord-cadre pour structurer et dynamiser les collaborations entre laboratoires de recherche et hôpital
Fin 2025, le CNRS et le CNCR ont conclu un accord-cadre destiné à renforcer et structurer les coopérations entre les laboratoires de recherche sous tutelle CNRS et les établissements publics de santé.
Au cœur de cet accord figure la volonté commune de favoriser l’émergence de projets de recherche interdisciplinaires, construits dès l’amont par des équipes associant chercheurs et professionnels de santé. En encourageant l’identification conjointe de thématiques prioritaires ou originales, l’objectif est de mieux articuler recherche fondamentale, recherche translationnelle et recherche cliniques, dans un contexte où la complexité croissante des pathologies appelle des approches croisées et intégrées.
La convention encourage ainsi l’élaboration de programmes de travail communs, le partage de cartographies d’expertises et la mise en place d’accueils réciproques de personnels. Ces dispositifs constituent des leviers essentiels pour favoriser l’acculturation mutuelle entre scientifiques et cliniciens, fluidifier les échanges et faire émerger des questionnements scientifiques originaux, directement ancrés dans les réalités du soin.
Le lancement d’appels à projets conjoints, notamment exploratoires, participe de cette ambition en offrant un cadre propice à la prise de risque scientifique et à l’innovation.
L’accord accorde également une attention particulière à l’accès aux ressources clés de la recherche en santé, qu’il s’agisse des échantillons biologiques ou des données de santé, notamment dans le cadre du projet FrBioNet. À l’heure du développement massif de la santé numérique, de l’intelligence artificielle et des approches fondées sur les données, cette facilitation de l’accès constitue un enjeu majeur pour accélérer l’innovation et le transfert vers la pratique clinique.
Par cet accord-cadre, le CNRS et le CNCR posent ainsi les bases d’une coopération renforcée, fondée sur la co-construction, la transversalité des disciplines et la mise en réseau des expertises, au service d’une recherche en santé au plus proche des besoins des patients.
➡️ Lire la réaction d’Anne-Marie Gué, Coordinatrice de la feuille de route santé du CNRS


